C’est comme de coutume à Barcelone, et sur les hauteurs de Montjuic, que s’est tenu le dernier acte du Tour de Catalogne ce dimanche. Les favoris se sont accaparés les premiers rôles en raison d’une bataille serrée pour le classement général, dont Primoz Roglic est ressorti vainqueur. Après avoir fait preuve d’une belle résistance lors des différentes boucles, Rudy Molard (9e), Clément Braz Afonso (12e) et Brieuc Rolland (15e) ont réalisé un joli tir groupé au sein d’un petit peloton de chasse. Une belle façon de conclure le séjour catalan.
Au lendemain d’une étape « express », c’est une journée tout aussi dynamique qui se profilait ce dimanche sur le Tour de Catalogne. À peine 88 kilomètres étaient en effet au programme du jour vers Barcelone et son traditionnel circuit de Montjuic, à effectuer six fois. Aussi, la journée s’est avérée rapide car le peloton a empêché la formation de toute échappée afin de disputer les sprint bonifications situés après onze et quarante-et-un kilomètres. C’est donc groupé que le paquet est arrivé sur le circuit de Montjuic peu avant la mi-parcours. « La course a été complètement bloquée, commentait Stéphane. Il n’y avait pas grand-chose à faire ni à espérer vu les écarts entre les deux premiers, mais c’est aussi le haut-niveau. On se doutait bien que Roglic n’allait pas se contenter de la deuxième place. De notre côté, on a continué sur la même dynamique. On voulait être présents après les sprints bonifications dans le cas où un coup parvenait à sortir. C’est ce qu’on a fait avec Rémy dans un premier temps puis avec Tom dans un deuxième ».
« C’était important de finir la semaine de cette manière », Stéphane Goubert
Alors que le peloton demeurait plutôt groupé, bien que secoué, lors des premières boucles, Tom Donnenwirth a ainsi lancé une jolie offensive après le troisième passage par Montjuic. Le puncheur tricolore s’est présenté seul à trois tours de l’arrivée, avec un peloton pointé à quelques secondes. « Il était important que Tom soit acteur de la course, ajoutait Stéphane. On avait identifié un endroit où les garçons pouvaient anticiper, et c’est ce qu’il a fait. Il a été à l’avant de ce Tour de Catalogne. On voulait faire bonne figure, et pas seulement subir ». Le Pyrénéen a occupé les avant-postes pendant quelques kilomètres, mais dans la quatrième ascension de Montjuic, la grande bataille a démarré entre les cadors et Primoz Roglic s’est isolé en tête de course. Dès lors, c’est une course de résistance qui s’est enclenchée pour les coureurs du peloton. Le Slovène est parvenu à mener son entreprise à bien, tandis que le paquet s’est réduit au fil des tours. Après l’ultime passage par la colline de Montjuic, une petite trentaine d’hommes était encore présents en chasse, dont Rudy Molard, Clément Braz Afonso et Brieuc Rolland.
Quelques kilomètres plus loin, les trois hommes ont alors pu disputer le sprint pour les places d’honneur. « L’objectif était que chacun fasse son sprint pour qu’on en mette au moins un dans le top 10. Le but n’était pas d’emmener un coureur en particulier car c’est très compliqué sur ce type d’arrivée, disait Stéphane. Rudy a accroché le top 10 et c’était important de finir la semaine de cette manière ». L’expérimenté coureur français a empoché la neuvième place, juste devant ses collègues Clément Braz Afonso (12e) et Brieuc Rolland (15e) pour conclure cette semaine en Catalogne. « C’est difficile d’avoir un fil rouge en WorldTour quand on n’a pas de leader pour le général ou un sprinteur, concluait Stéphane. Malgré tout, les garçons ont toujours été dynamiques, l’état d’esprit a toujours été le bon, et les jeunes ont aussi pu voir le chemin qu’il leur restait à parcourir pour être acteurs à 100% au WorldTour. J’ai vu des choses encourageantes, et on sait où l’on va ».